Le débat sur les rémunérations minimales des footballeurs camerounais prend une nouvelle dimension. Par l’intermédiaire de la FIFPRO, Geremi Njitap, président de la SYNAFOC et de la FIFPRO Afrique, demande l’ouverture de discussions avec la FECAFOOT sur les conditions salariales des joueurs.
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Le seuil de 75 000 FCFA au cœur des discussions
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Pour la saison 2026-2027, la FECAFOOT aurait fixé le salaire minimum mensuel à 200 000 FCFA pour les joueurs de MTN Elite One, contre 75 000 FCFA en MTN Elite Two et en Guinness Super League féminine. C’est principalement ce dernier montant qui suscite la contestation du syndicat des joueurs.
Geremi Njitap estime que cette rémunération ne permet pas à un footballeur professionnel de faire face convenablement à ses dépenses essentielles. Selon lui, une fois les charges liées au logement et à l’alimentation réglées, il reste difficile pour les joueurs de financer leur transport, leur alimentation adaptée à la pratique sportive ou encore leurs soins médicaux.
Pour le président de la SYNAFOC, la question ne se limite donc pas au montant inscrit dans une grille salariale. Elle concerne également les conditions dans lesquelles ces montants sont définis et appliqués.
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La SYNAFOC réclame des négociations collectives
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Le syndicat conteste surtout la méthode employée. Selon la SYNAFOC, les nouveaux montants auraient été fixés sans consultation préalable des représentants des joueurs. Le syndicat demande ainsi la suspension de ces mesures afin d’ouvrir des négociations avec la FECAFOOT et les clubs.
La proposition de la SYNAFOC porte notamment sur la mise en place d’un cadre de dialogue réunissant les différentes parties prenantes du football camerounais. Le syndicat souhaite également renforcer les mécanismes permettant de vérifier le paiement effectif et régulier des salaires.
Cette revendication intervient dans un contexte où les questions d’arriérés de salaires et de retards de paiement constituent régulièrement un sujet de préoccupation dans le football professionnel camerounais.
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Le risque évoqué des matchs truqués
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Dans son intervention, Geremi Njitap établit également un lien entre précarité financière et vulnérabilité des joueurs. Il estime que l’instabilité créée par les retards ou défauts de paiement peut exposer certains footballeurs à des influences susceptibles de favoriser des tentatives de manipulation des rencontres.
Il s’agit toutefois d’un argument avancé par le syndicat, et non d’une conclusion établissant un lien systématique entre niveau de rémunération et manipulation de matchs.
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Un bras de fer qui pourrait se poursuivre
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La SYNAFOC affirme avoir sollicité à plusieurs reprises la FECAFOOT pour engager un dialogue sur cette question. En l’absence d’évolution, Geremi Njitap indique que le syndicat pourrait saisir les instances compétentes de la FIFPRO et de la FIFA afin de défendre les intérêts de ses membres.
Le débat dépasse ainsi la seule question des 75 000 FCFA. Il pose également celle de la représentation des joueurs dans les décisions qui concernent directement leurs conditions de travail, alors que les acteurs du football camerounais sont appelés à trouver un cadre de dialogue sur les rémunérations et leur application.La FIFPRO confirme par ailleurs que Geremi Njitap est président de sa division Afrique, qui représente les intérêts collectifs des footballeurs du continent.



