Une vive controverse secoue actuellement le milieu du judo entre le Cameroun et la France. Mathieu Ottou Etoga, ancien gendarme camerounais, est accusé d’avoir usurpé un grade supérieur à celui officiellement reconnu par les instances sportives.
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Selon les informations disponibles, l’athlète se serait présenté comme détenteur d’un 4ᵉ Dan, alors que la France Judo le répertorie plutôt comme ceinture noire 2ᵉ Dan. Une divergence qui a rapidement suscité des interrogations sur l’authenticité de son parcours sportif.
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De son côté, la Fédération Camerounaise de Judo a confirmé l’existence d’irrégularités, évoquant une possible fraude. L’instance camerounaise dénonce également la diffusion d’informations jugées inexactes concernant la carrière du judoka, ce qui pourrait porter atteinte à la crédibilité de la discipline.
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Face à ces éléments, des sanctions sportives ne sont pas à exclure. Parmi les mesures envisagées figure une éventuelle radiation, en cas de confirmation des faits reprochés. Sur le plan juridique, cette affaire pourrait également avoir des répercussions importantes. Des poursuites pourraient être engagées, avec à la clé des peines évoquées allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende estimée à 10 millions de FCFA, conformément à la législation en vigueur en matière de faux et usage de faux.
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Pour l’heure, aucune décision définitive n’a été rendue, mais cette affaire met en lumière les enjeux liés à la certification des grades dans les disciplines sportives et la nécessité d’un contrôle rigoureux des parcours des athlètes.



