La controverse autour du retrait du trophée de la Coupe d’Afrique des Nations au Sénégal continue d’alimenter les débats. Pour Nasser Njoya, expert en marketing du sport, cette situation s’inscrit dans la logique même des lois qui régissent le football.
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« Le football n’est pas né en 2025 », rappelle-t-il, avant d’évoquer un précédent marquant sur la scène européenne. En 1991, lors d’une demi-finale de la Ligue des champions de l’UEFA entre l’Olympique de Marseille et l’AC Milan, une panne d’électricité avait interrompu la rencontre. Si le match avait repris quelques minutes plus tard, le club italien avait refusé de revenir sur la pelouse, entraînant une victoire sur tapis vert pour Marseille et une suspension du Milan la saison suivante.
Dans la même logique, l’expert cite le match entre l’Afrique du Sud et le Sénégal en 2016, rejoué sur décision de la FIFA après validation du Tribunal Arbitral du Sport. Un exemple qui, selon lui, illustre la primauté du droit dans le sport.
« La loi peut être dure, mais c’est la loi », insiste Nasser Njoya, estimant que le Sénégal peut même s’estimer « heureux » d’éviter des sanctions plus lourdes, comme une éventuelle suspension.
Répondant aux critiques sur les délais de décision, il établit un parallèle avec des affaires extra-footballistiques, notamment celle du cycliste Lance Armstrong, dont les sanctions pour dopage avaient été prononcées plusieurs années après ses victoires.
Malgré la sensibilité du sujet, l’expert conclut sur une position nuancée : même en cas d’injustice ressentie, les décisions des instances doivent être comprises au regard des règlements en vigueur.



