Le contentieux autour du chantier du complexe sportif d’Olembe continue de s’envenimer. Deux anciens prestataires, PICCINI et MAGIL Construction, réclament désormais un total cumulé de 267 milliards de FCFA à l’État camerounais, selon des révélations publiées ce matin par Défis Actuels.
D’après les informations de la Chambre des comptes, le groupe italien PICCINI, premier adjudicataire du projet, a porté l’affaire devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). L’entreprise conteste la rupture de son contrat et exige une compensation financière de 250 milliards de FCFA, qu’elle considère comme le montant des préjudices subis après son éviction du projet.
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De son côté, le groupe canadien MAGIL, qui avait repris la maîtrise d’œuvre en 2019, a engagé une procédure devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale. MAGIL réclame 17 milliards de FCFA, accusant l’État d’avoir « bloqué des paiements essentiels » à la poursuite et à l’achèvement des travaux du stade.
Ces deux démarches juridiques viennent rallonger la liste déjà dense des litiges liés à la construction du complexe d’Olembe, un chantier lancé il y a plus d’une décennie et marqué par des retards, des ruptures de contrats successives et des surcoûts colossaux.
Alors que les procédures internationales suivent leur cours, ce nouvel épisode relance le débat sur la gestion des grands projets publics, leur transparence financière et les responsabilités institutionnelles. À ce stade, aucune réaction officielle des autorités camerounaises n’a encore été enregistrée.