L’annonce du président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, sur la création d’une Ligue des Nations africaine à partir de 2029 continue d’alimenter les débats. Prévue tous les deux ans et organisée par zones géographiques, la compétition réunira les champions régionaux pour un dernier carré continental.
Si l’initiative vise à structurer davantage le calendrier international africain, plusieurs observateurs questionnent la portée sportive d’un tel modèle. Dans la zone nord, par exemple, des nations comme l’Algérie, le Maroc, la Tunisie ou l’Égypte seraient appelées à se retrouver régulièrement pour un titre régional, dans une configuration proche des confrontations déjà existantes. Une répétition qui pourrait limiter l’effet de nouveauté recherché.
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La réflexion porte également sur l’équilibre entre les différentes régions. Certaines zones apparaissent plus relevées, avec plusieurs grandes nations susceptibles de se neutraliser, tandis que d’autres pourraient offrir un parcours plus accessible vers les demi-finales. Cette disparité géographique alimente le débat sur l’équité compétitive de la future épreuve.
Des alternatives sont déjà évoquées, notamment un système basé sur le classement FIFA, avec des divisions et un mécanisme de promotion-relégation. Une formule qui garantirait des affiches de haut niveau et un suspense constant tout au long du cycle.
La Confédération africaine de football devra préciser les contours définitifs de cette Ligue des Nations. Le défi sera de concilier innovation, équité sportive et attractivité afin de proposer une compétition à la hauteur des ambitions du football africain.



