L’élimination du Paraguay face à la France (1-0) en huitième de finale de la Coupe du monde 2026 continue de faire réagir. Après les déclarations controversées de l’ancien gardien paraguayen José Luis Chilavert avant la rencontre, une nouvelle polémique secoue le pays, cette fois impliquant la sénatrice Celeste Amarilla.
Au lendemain de la défaite de l’Albirroja, l’élue a publié sur les réseaux sociaux une série de messages visant Kylian Mbappé, qu’elle accuse notamment de ne pas avoir serré la main du gardien paraguayen Orlando Gill au coup de sifflet final.
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Dans son message, la sénatrice s’en est prise violemment au capitaine des Bleus, le qualifiant notamment de « Camerounais colonisé, qui fait semblant d’être français ». Elle a également affirmé que l’équipe de France avait remporté la rencontre « sur un coup de chance », ajoutant qu’elle regrettait qu’aucun joueur paraguayen ne lui ait « donné une gifle à pleine main à la fin du match ». Ses publications comportaient par ailleurs plusieurs attaques à caractère raciste et déshumanisant visant l’attaquant français.
Ces déclarations ont rapidement suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux. De nombreuses personnalités et observateurs ont dénoncé des propos incompatibles avec les valeurs de respect, de diversité et de lutte contre le racisme défendues par le sport. Plusieurs analystes estiment que cette nouvelle controverse porte atteinte à l’image du Paraguay, déjà fragilisée par les tensions ayant entouré cette affiche face aux Bleus.
Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu. Avant la rencontre, José Luis Chilavert avait lui aussi créé la polémique en qualifiant l’équipe de France de « sélection africaine », des propos fermement condamnés par la Fédération française de football et de nombreux médias internationaux.
Alors que la France poursuit son parcours dans la compétition, cette nouvelle sortie médiatique relance le débat sur les dérives racistes dans le football et rappelle que les enjeux sportifs ne doivent jamais servir de prétexte à des discours discriminatoires.



