Après plus d’une année de procédure, le différend opposant le footballeur camerounais John Moluma Molende au club équato-guinéen Akonangui FC connaît enfin son épilogue. Grâce à l’accompagnement du Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC), le joueur a obtenu le règlement des sommes qui lui étaient dues.
Le 9 juillet 2026, Akonangui FC a procédé au versement d’un montant de 1 450 000 FCFA au profit de John Moluma Molende. Cette somme correspond à la condamnation prononcée par la Chambre de Résolution des Litiges (CRL) de la FIFA, majorée des intérêts prévus par la décision.
Une décision de la FIFA restée longtemps sans exécution
L’affaire remonte au 18 mars 2025, date à laquelle la CRL de la FIFA avait ordonné au club équato-guinéen de payer au joueur camerounais la somme de 1 350 000 FCFA, avec un intérêt annuel de 5 %.
Malgré cette décision, Akonangui FC n’avait pas procédé au règlement dans les délais impartis. Une situation qui a conduit le SYNAFOC à saisir la Commission de Discipline de la FIFA afin d’obtenir l’application effective de la décision.
La pression des sanctions internationales
Face au refus d’exécution du club, la FIFA avait pris des mesures disciplinaires le 9 mai 2025, en infligeant à Akonangui FC une interdiction d’enregistrer de nouveaux joueurs durant trois périodes de transferts.
Cette sanction a finalement poussé le club à régulariser sa situation. Le paiement effectué le 9 juillet 2026 a permis de clôturer définitivement le dossier, la FIFA ayant été informée de la résolution du litige.
Un signal fort pour les joueurs africains
Cette affaire constitue une nouvelle illustration de l’importance de la défense des droits des footballeurs professionnels. Elle démontre également que les joueurs disposent de recours en cas de non-respect de leurs engagements contractuels.
Pour le SYNAFOC, cette issue vient renforcer son rôle dans l’accompagnement juridique et la protection des intérêts des footballeurs camerounais, y compris dans les litiges internationaux. John Moluma Molende aura finalement obtenu réparation après un long combat administratif et juridique.