CAN de volleyball 2026 : le Cameroun renverse le Rwanda et termine en tête

Menés après le premier set, les Lions Indomptables ont parfaitement réagi pour s’imposer 3-1 face au Rwanda, jeudi soir à Tunis. Une troisième victoire en autant de sorties qui leur permet de boucler la phase de groupes au sommet de la poule D.

 

Le Rwanda frappe le premier

 

Le Cameroun a connu une entame délicate au Palais des Sports d’El Menzah. Face à une équipe rwandaise appliquée et agressive au service, les Lions ont cédé le premier set sur le score de 25-18.

 

Cette réaction n’a toutefois pas tardé. Progressivement, les hommes de Jean-Patrick Ndaki Mboulet ont retrouvé leur efficacité dans les échanges et davantage contenu les principales menaces adverses.

 

Trois sets pour inverser la tendance

 

Le deuxième acte marque le véritable tournant de la rencontre. Plus précis et mieux organisé, le Cameroun recolle au score en remportant le set 25-21.

 

La bataille reste ensuite serrée dans le troisième, mais les Lions gardent la main dans les moments décisifs et prennent l’avantage grâce à un 25-23. Le Rwanda tente de relancer la partie dans le quatrième set, sans parvenir à inverser la dynamique.

 

Le Cameroun conclut finalement sur un 25-19 et s’offre une victoire 3-1.

 

Trois matchs, trois victoires

 

Avec ce succès, le Cameroun termine la phase de groupes avec un bilan parfait de trois victoires en trois rencontres. Les Lions avaient auparavant dominé la RDC puis la République centrafricaine, à chaque fois sur le score de 3-0.

 

Cette première place dans la poule D leur permet d’accéder directement aux quarts de finale, tandis que le Rwanda devra passer par les huitièmes.

 

Score final : 🇨🇲 Cameroun 3-1 Rwanda 🇷🇼

18-25 | 25-21 | 25-23 | 25-19

 

 

🔵 Info-football : Salaires des footballeurs : Geremi Njitap réclame un dialogue avec la FECAFOOT

Le débat sur les rémunérations minimales des footballeurs camerounais prend une nouvelle dimension. Par l’intermédiaire de la FIFPRO, Geremi Njitap, président de la SYNAFOC et de la FIFPRO Afrique, demande l’ouverture de discussions avec la FECAFOOT sur les conditions salariales des joueurs.

 

Le seuil de 75 000 FCFA au cœur des discussions

 

Pour la saison 2026-2027, la FECAFOOT aurait fixé le salaire minimum mensuel à 200 000 FCFA pour les joueurs de MTN Elite One, contre 75 000 FCFA en MTN Elite Two et en Guinness Super League féminine. C’est principalement ce dernier montant qui suscite la contestation du syndicat des joueurs.

Geremi Njitap estime que cette rémunération ne permet pas à un footballeur professionnel de faire face convenablement à ses dépenses essentielles. Selon lui, une fois les charges liées au logement et à l’alimentation réglées, il reste difficile pour les joueurs de financer leur transport, leur alimentation adaptée à la pratique sportive ou encore leurs soins médicaux.

Pour le président de la SYNAFOC, la question ne se limite donc pas au montant inscrit dans une grille salariale. Elle concerne également les conditions dans lesquelles ces montants sont définis et appliqués.

 

La SYNAFOC réclame des négociations collectives

 

Le syndicat conteste surtout la méthode employée. Selon la SYNAFOC, les nouveaux montants auraient été fixés sans consultation préalable des représentants des joueurs. Le syndicat demande ainsi la suspension de ces mesures afin d’ouvrir des négociations avec la FECAFOOT et les clubs.

La proposition de la SYNAFOC porte notamment sur la mise en place d’un cadre de dialogue réunissant les différentes parties prenantes du football camerounais. Le syndicat souhaite également renforcer les mécanismes permettant de vérifier le paiement effectif et régulier des salaires.

Cette revendication intervient dans un contexte où les questions d’arriérés de salaires et de retards de paiement constituent régulièrement un sujet de préoccupation dans le football professionnel camerounais.

 

Le risque évoqué des matchs truqués

 

Dans son intervention, Geremi Njitap établit également un lien entre précarité financière et vulnérabilité des joueurs. Il estime que l’instabilité créée par les retards ou défauts de paiement peut exposer certains footballeurs à des influences susceptibles de favoriser des tentatives de manipulation des rencontres.

Il s’agit toutefois d’un argument avancé par le syndicat, et non d’une conclusion établissant un lien systématique entre niveau de rémunération et manipulation de matchs.

 

Un bras de fer qui pourrait se poursuivre

 

La SYNAFOC affirme avoir sollicité à plusieurs reprises la FECAFOOT pour engager un dialogue sur cette question. En l’absence d’évolution, Geremi Njitap indique que le syndicat pourrait saisir les instances compétentes de la FIFPRO et de la FIFA afin de défendre les intérêts de ses membres.

Le débat dépasse ainsi la seule question des 75 000 FCFA. Il pose également celle de la représentation des joueurs dans les décisions qui concernent directement leurs conditions de travail, alors que les acteurs du football camerounais sont appelés à trouver un cadre de dialogue sur les rémunérations et leur application.La FIFPRO confirme par ailleurs que Geremi Njitap est président de sa division Afrique, qui représente les intérêts collectifs des footballeurs du continent.

Mondial U15 2026 : les Lionceaux connaissent leur feuille de route à Bakou

Le Cameroun est fixé sur son programme pour la première édition de la Coupe du Monde et Festival U15 de la FIFA. Les jeunes Lions ont été placés dans le groupe K avec le Bahreïn, la Grenade, l’Inde, le Laos et le Sénégal. Ils disputeront cinq rencontres en seulement trois jours à Bakou.

 

Cinq matches, trois jours pour faire la différence

 

La phase de qualification débutera le 24 octobre au Hovsan Competition Complex de Bakou. Le Cameroun lancera son tournoi face au Sénégal, avant une journée particulièrement chargée le 25 octobre avec deux rencontres au programme contre l’Inde puis le Laos.

 

Les Lionceaux termineront cette première phase le 26 octobre avec deux nouveaux rendez-vous, face à la Grenade et au Bahreïn. Un calendrier dense qui imposera une gestion rigoureuse des efforts et du temps de récupération.

 

Le tournoi adopte un format inédit avec des rencontres disputées à 8 contre 8, sur des terrains de 68 mètres sur 50. Chaque match sera composé de deux périodes de 20 minutes, avec cinq minutes de pause et des remplacements roulants autorisés.

 

Une première édition à grande échelle

 

Pour cette première édition, 191 sélections nationales ont été réparties dans 32 groupes. Au total, 943 rencontres sont programmées sur 20 terrains durant les six journées de compétition.

 

La phase de qualification se disputera du 24 au 26 octobre, avant une journée de repos le 27. Les équipes poursuivront ensuite leur parcours les 28 et 29 octobre, tandis que les finales de niveaux sont prévues le 30 octobre.

 

Bakou attend les Lionceaux

 

Les délégations sont attendues dans la capitale azerbaïdjanaise le 22 octobre, avant une journée officielle d’entraînement le lendemain. Le Cameroun disposera donc de cette courte période pour effectuer ses derniers réglages avant le début de la compétition.

 

Pour les jeunes Lions, le rendez-vous sera donc particulièrement intense : cinq matches en trois jours pour tenter de bien lancer cette première aventure mondiale U15.

CAN de volleyball 2026 : le Cameroun domine la Centrafrique et signe un nouveau succès

Les Lions Indomptables poursuivent leur parcours au Championnat d’Afrique des Nations de volleyball avec une deuxième victoire consécutive. Le Cameroun a pris le dessus sur la République centrafricaine (3-0), ce jeudi, confirmant sa solidité dans la compétition disputée en Tunisie.

 

Une rencontre maîtrisée de bout en bout

 

Après une première sortie réussie, les Camerounais ont une nouvelle fois affiché leur maîtrise sur le parquet. Face aux Fauves de Bas-Oubangui, les hommes de Jean-Patrice Ndaki Mboulet n’ont laissé aucun set à leur adversaire.

 

Le Cameroun a rapidement pris les commandes de la rencontre en remportant la première manche 25-15. Les Lions ont ensuite accentué leur domination dans le deuxième set, conclu sur le score de 25-12, avant de terminer le travail dans la troisième manche, gagnée 25-17.

 

Les Lions poursuivent leur dynamique

 

Avec ce succès net, le Cameroun engrange une nouvelle victoire sans avoir eu à disputer un quatrième set. Cette performance permet aux coéquipiers de poursuivre leur parcours avec davantage de sérénité et de maintenir une dynamique positive dans cette CAN.

 

Face à la Centrafrique, les Lions ont surtout fait preuve de régularité et d’efficacité dans les différents secteurs du jeu. Une prestation collective qui leur permet de continuer leur aventure continentale avec confiance.

 

Score final : 🇨🇲 Cameroun 3-0 République centrafricaine 🇨🇫

(25-1

5, 25-12, 25-17)

 

FECAFOOT : la CNRL tranche plusieurs litiges entre clubs et acteurs du football

La Chambre Nationale de Résolution des Litiges de la FECAFOOT a publié, le 16 septembre 2026, une série de décisions concernant plusieurs différends impliquant clubs, joueurs et structures sportives camerounaises. Parmi les dossiers examinés, Canon Sportif de Yaoundé et AS Fortuna ont notamment été condamnés à des paiements financiers.

 

Canon Sportif condamné dans l’affaire Edoa Guy Serge

 

Dans le dossier opposant Edoa Guy Serge au Canon Sportif de Yaoundé, la CNRL a rendu une décision défavorable au club de la capitale, qui est condamné à verser 3 050 000 FCFA à son ancien joueur.

 

Cette décision figure parmi les dossiers officiellement publiés par la FECAFOOT dans la série de décisions rendues le 16 septembre.

 

AS Fortuna devra payer Espoir du Caire

 

Autre dossier financier examiné par la Chambre : celui opposant Espoir du Caire à l’AS Fortuna. La formation de l’AS Fortuna est condamnée à verser 5 119 700 FCFA à Espoir du Caire dans le cadre du transfert de Ngatchou Kamtchouang Ricky Stéphane.

 

Le dossier correspond à la décision n°017 publiée par la FECAFOOT.

 

Les autres affaires également examinées

 

La CNRL a également statué sur plusieurs autres différends. Le dossier Dieudonné Jonathan contre Victoria United de Limbé, ainsi que celui opposant Tendoh Elton James au PWD de Bamenda, figurent dans la liste officielle des décisions publiées.

 

La Chambre s’est aussi penchée sur le différend entre l’Association Sportive Dynamo Club de Douala et la Société Anonyme Sportive et Professionnelle Dynamo Football Club de Douala. La décision publiée concerne notamment la convention conclue en 2018 entre les deux structures.

 

Avec cette nouvelle série de décisions, la Chambre de Résolution des Litiges poursuit son rôle dans le règlement des différends liés au football camerounais, en statuant sur des affaires opposant notamment joueurs, clubs et entités sportives.

FIFA : les 54 fédérations africaines avaient apporté leur soutien à Gianni Infantino

Réunis à Vancouver le 29 avril 2026, les 54 membres de la Confédération africaine de football (CAF) avaient décidé à l’unanimité de soutenir Gianni Infantino dans sa candidature à un nouveau mandat à la présidence de la FIFA, pour la période 2027-2031. Une position africaine qui intervient alors que la bataille pour la prochaine élection s’est depuis intensifiée.

 

À la veille du 76ᵉ Congrès de la FIFA, Patrice Motsepe avait réuni les associations membres de la CAF à Vancouver, au Canada. À l’issue de cette rencontre, l’instance africaine avait officiellement annoncé l’unanimité de ses 54 fédérations autour de la candidature de Gianni Infantino.

 

Cette décision plaçait alors le continent africain derrière le président sortant de la FIFA, qui avait annoncé son intention de briguer un nouveau mandat. Le scrutin est prévu le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc.

 

Un soutien qui intervient dans un contexte désormais différent

 

Plusieurs mois après la déclaration de Vancouver, le paysage international autour de la candidature d’Infantino s’est toutefois tendu. En septembre 2026, plusieurs fédérations européennes, dont la France, ont retiré leur soutien au président de la FIFA sur fond de désaccords concernant notamment la gouvernance et le projet FIFA Forward Enterprise, finalement abandonné.

 

La CAF, de son côté, demeure présentée comme l’un des principaux soutiens d’Infantino. Reuters rapportait encore récemment que le président de la FIFA conservait notamment l’appui du football africain, même si des interrogations existent désormais sur l’unité de certains blocs électoraux.

 

Le vote des fédérations africaines de 2026 constitue donc un élément important de la campagne pour la présidence de la FIFA. Il appartient désormais aux différentes associations membres de confirmer, ou non, leurs positions à l’approche du scrutin de mars 2027.Si tu veux, je peux aussi te faire une .version plus courte et plus percutante, façon dépêche L’Équipe/237lions.com

CAN de volleyball 2026 : le Cameroun démarre fort face à la RDC

Les Lions Indomptables ont parfaitement lancé leur campagne au Championnat d’Afrique masculin de volleyball. Opposé à la République démocratique du Congo ce mardi à Tunis, le Cameroun s’est imposé avec autorité sur le score de 3 sets à 0, prenant ainsi un départ idéal dans le groupe D.

 

Il aura fallu trois manches aux Camerounais pour faire la différence. Après avoir pris les devants dans les deux premiers sets, les Lions ont définitivement scellé leur succès dans la troisième manche, remportée 25-16. Une dernière séquence qui illustre la maîtrise affichée par la sélection camerounaise dans cette rencontre.

 

Une domination construite au fil du match

 

Le Cameroun n’a pas laissé la RDC installer durablement son rythme. Les Lions ont rapidement pris le contrôle des échanges et ont conservé suffisamment de marge pour éviter de laisser leurs adversaires revenir dans la partie.

 

Le troisième set a confirmé cette tendance. Avec un écart de neuf points au terme de la manche, les Camerounais ont conclu la rencontre sans avoir besoin de disputer un quatrième set.

 

Cette victoire 3-0 constitue également une entrée en matière intéressante sur le plan comptable. Dans une compétition où chaque set peut compter dans la hiérarchie du groupe, le Cameroun s’offre un succès net tout en limitant les occasions laissées à son adversaire.

 

Un premier signal dans un groupe à surveiller

 

La RDC constituait le premier obstacle des Lions dans cette poule D, aux côtés du Rwanda et de la République centrafricaine. La rencontre avait donc valeur de test pour une sélection camerounaise qui ambitionne de jouer les premiers rôles dans cette édition tunisienne.

 

La compétition revêt par ailleurs un enjeu particulier : le Championnat d’Afrique constitue également une étape importante dans la course aux qualifications internationales, avec des places qualificatives pour le Mondial 2027 et un billet olympique à l’horizon Los Angeles 2028.

 

Le Cameroun peut désormais regarder vers la suite

 

Avec ce succès en trois sets, les Lions prennent confiance avant leurs prochaines échéances. Mais cette première victoire ne constitue qu’une étape : le Rwanda et la République centrafricaine attendent également dans ce groupe D.

 

L’objectif sera désormais de confirmer cette entrée réussie, tout en continuant à travailler sur les détails qui peuvent faire la différence lorsque la compétition avancera vers les tours à élimination directe.

 

À Tunis, le Cameroun a donc envoyé un premier message : les Lions sont entrés dans leur CAN avec sérieux, efficacité et autorité.

🔵 Panthère du Ndé : derrière l’élimination, la question de la préparation

Éliminée sans avoir perdu le moindre match, la Panthère Sportive du Ndé quitte la Coupe de la Confédération avec un sentiment forcément paradoxal. Face au Rayon Sports, le club camerounais a concédé un 1-1 à Yaoundé avant d’obtenir un 0-0 à Kigali. Sur le strict plan des résultats, le bilan n’a donc rien d’une débâcle. Mais cette élimination précoce fait ressurgir une question plus profonde : dans quelles conditions la Panthère a-t-elle réellement préparé sa campagne africaine ?

 

Le résultat ne raconte pas toute l’histoire

 

La Panthère n’a pas été dominée au point de sortir de la compétition sur une succession de mauvaises performances. Au contraire, les deux rencontres contre le club rwandais se sont soldées par des scores serrés. Le problème s’est finalement joué sur un détail : le but encaissé à Yaoundé.

Mais c’est précisément ce détail qui interroge. Dans une double confrontation africaine, la préparation ne se limite pas à travailler les aspects tactiques. Elle suppose également de disposer d’un groupe suffisamment rodé pour gérer les moments clés, défendre un résultat et convertir les occasions lorsque la qualification se joue sur quelques séquences.

 

Or, quelques jours après l’élimination, les déclarations de Bertin Ebwelle ont remis cette dimension au premier plan

 

« Pour la plupart, c’était seulement leur deuxième match »

L’entraîneur de la Panthère a expliqué que le club avait connu un important renouvellement de son effectif. Plusieurs joueurs cadres auraient quitté le groupe, obligeant le staff à reconstruire rapidement une équipe avec de nouvelles recrues.

 

Selon Ebwelle, une grande partie de ces joueurs n’en était qu’à son deuxième match officiel ensemble. Cette précision change la lecture de la campagne africaine : comment demander à une équipe nouvellement constituée d’afficher immédiatement les automatismes d’un groupe installé ?

 

La question n’est pas de chercher une excuse à l’élimination. Elle est plutôt de déterminer si le calendrier et les conditions de constitution de l’effectif permettaient réellement au staff de construire une équipe compétitive dans les délais impartis.

 

Cette problématique avait d’ailleurs commencé à apparaître après le match aller. Des critiques avaient alors porté sur le recrutement et sur le profil de certains joueurs intégrés à l’effectif, tandis que la préparation était déjà considérée comme insuffisante par certains observateurs.

 

Pourquoi l’entraînement revient-il au centre du débat ?

 

C’est ici que le discours de l’entraîneur prend une autre dimension.

Lorsqu’un groupe est profondément remanié, le travail quotidien devient déterminant. Les séances d’entraînement doivent permettre de créer des automatismes, d’assimiler les principes de jeu, de définir les complémentarités entre les joueurs et de construire progressivement une identité collective.

 

Une équipe peut disposer de joueurs individuellement intéressants et pourtant manquer de cohésion. À l’inverse, un groupe ayant davantage de temps de travail commun peut compenser certaines limites individuelles par des automatismes.

 

La question qui se pose autour de la Panthère est donc moins « les joueurs étaient-ils suffisamment bons ? » que « ont-ils eu suffisamment de temps et de stabilité pour devenir une équipe ? »

 

La phrase de Bertin Ebwelle qui alimente les interrogations

 

Après le match retour, le technicien camerounais a surtout retenu la prestation de ses joueurs et le manque de réussite. Mais il a également lancé un appel qui ne passe pas inaperçu : « J’espère tout simplement qu’on va laisser les entraîneurs travailler pour essayer de faire avancer les choses. »

 

Cette déclaration peut être interprétée de plusieurs manières. Elle peut simplement traduire la volonté d’un entraîneur de bénéficier de davantage de temps pour construire son équipe après un important renouvellement de l’effectif. Mais elle peut aussi alimenter les interrogations sur la marge de manœuvre réellement accordée au staff technique.

 

Qui décide du recrutement ? Qui définit les priorités sportives ? Combien de temps un entraîneur dispose-t-il pour travailler avec son groupe ? Et surtout, les choix administratifs et sportifs sont-ils suffisamment coordonnés avant une échéance continentale ?

 

Ce sont ces questions, plus que le seul 0-0 de Kigali, qui commencent à occuper le débat autour de la Panthère.

 

Une élimination qui révèle peut-être un problème de méthode

 

Il serait cependant excessif de transformer une déclaration en preuve d’une ingérence administrative. Rien, dans les éléments disponibles, ne permet d’affirmer qu’une intervention de la direction dans le travail technique serait à l’origine de l’élimination.

 

En revanche, les faits rapportés permettent de constater un problème de temporalité : un entraîneur arrivé quelques mois auparavant, un effectif largement renouvelé et une campagne africaine à préparer rapidement. Bertin Ebwelle avait été nommé à la tête de la Panthère en avril 2026, après le départ d’Yves Clément Arroga.

 

Dans ces conditions, la préparation devient forcément un sujet central. Non pas parce que l’entraînement expliquerait à lui seul l’élimination, mais parce que le manque de temps de travail collectif peut avoir des conséquences directes sur la cohésion d’une équipe.

 

Le véritable enseignement pour la suite

 

La Panthère sort donc de cette aventure africaine avec un paradoxe : elle n’a perdu aucun de ses deux matches, mais elle n’a pas non plus réussi à gagner celui qui pouvait lui donner une marge suffisante pour le retour.

 

Le débat qui s’ouvre désormais dépasse le résultat contre Rayon Sports. Il concerne la manière dont un club camerounais prépare une compétition continentale : anticipation du recrutement, stabilité de l’effectif, temps de préparation, coordination entre dirigeants et staff technique, mais aussi capacité à donner à l’entraîneur les conditions nécessaires pour construire son équipe.

 

La phrase de Bertin Ebwelle sur la nécessité de « laisser les entraîneurs travailler » prend ainsi tout son relief. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure à une ingérence. Mais elle pose une question légitime : la Panthère avait-elle réellement réuni toutes les conditions pour permettre à son entraîneur de construire une équipe avant de se présenter sur la scène africaine ?

 

C’est peut-être là que se trouve le véritable débat derrière cette élimination.

🔵 Info-football : Affaire des fonds Russie-Cameroun : Abdouraman Hamadou passe à l’offensive

Le dossier du paiement lié au match amical Russie-Cameroun de 2023 prend une nouvelle tournure. Abdouraman Hamadou Baba, membre de l’Association des Clubs de Football Amateur du Cameroun (ACFAC), annonce des actions contre la FECAFOOT et la Fédération russe de football, estimant que le mécanisme de paiement des fonds issus de cette rencontre soulève de sérieuses questions.

 

La rencontre entre les sélections camerounaise et russe s’était disputée le 12 octobre 2023 à Moscou. Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, le contrat conclu entre les deux fédérations prévoyait une somme de 567 570 euros au bénéfice de la FECAFOOT. La destination d’une partie de ces fonds est aujourd’hui au centre d’une controverse qui prend une dimension internationale.

 

Abdouraman conteste le circuit financier

 

Dans sa prise de position, Abdouraman Hamadou Baba remet en cause le fait que des fonds liés à un contrat conclu avec la FECAFOOT aient pu être orientés vers un compte personnel. Il estime qu’une telle opération, si elle est confirmée, pourrait être contraire aux règles de fonctionnement de la fédération.

 

Le responsable de l’ACFAC considère également que les instances dirigeantes de la FECAFOOT sont tenues de respecter les statuts et les textes qui encadrent la gestion de l’institution. Il demande que les éventuelles responsabilités soient établies par les autorités compétentes.

 

Ces accusations interviennent alors que des documents relatifs au contrat Russie-Cameroun ont été évoqués dans la presse. Camfoot rapporte notamment que les coordonnées de paiement figurant dans le dossier faisaient apparaître un compte ouvert au nom de Samuel Eto’o auprès de la Qatar National Bank à Doha.

 

La Fédération russe également visée

 

Abdouraman ne compte pas limiter son action au Cameroun. Il annonce vouloir saisir la justice en Russie ainsi que différentes instances sportives internationales.

 

La commission de discipline de la FIFA et le Tribunal arbitral du sport (TAS) sont notamment cités parmi les voies envisagées. Une démarche qui pourrait ainsi déplacer le dossier du terrain de la polémique camerounaise vers celui des procédures internationales.

 

Pour l’intéressé, la Fédération russe ne saurait être écartée des interrogations liées au paiement. Il estime que le versement d’une somme prévue dans le cadre d’un contrat fédéral doit respecter les modalités convenues entre les parties.

 

L’ACFAC interpelle aussi les pouvoirs publics

 

Au-delà de la question financière, Abdouraman Hamadou Baba élargit le débat à la gouvernance du football camerounais. Il rappelle que, selon lui, la FECAFOOT doit rester au service des clubs qui constituent sa base et ne peut être considérée comme la propriété d’un groupe ou d’un individu.

 

Il appelle également les autorités camerounaises à se saisir de la situation, estimant que l’affaire dépasse désormais le seul cadre sportif. À ses yeux, les conséquences potentielles concernent aussi l’image du Cameroun et la crédibilité de son football à l’étranger.

 

Une affaire encore loin de son épilogue

 

Cette nouvelle sortie intervient dans un dossier déjà marqué par plusieurs interrogations autour du paiement du match Russie-Cameroun. Les démarches annoncées par Abdouraman Hamadou Baba devront désormais être concrétisées avant que les différentes instances saisies puissent éventuellement se prononcer.

 

À ce stade, aucune décision judiciaire n’a établi l’existence d’un détournement de fonds. Les faits dénoncés restent donc au stade des accusations et des contestations, tandis que la question de la destination et de la régularité du paiement continue d’alimenter le débat autour de la gestion de la FECAFOOT.

🔵 Info-football : Dynamo de Douala ouvre une passerelle vers l’Allemagne

La Dynamo de Douala veut accélérer son développement en s’appuyant sur un partenariat avec des acteurs allemands. Le club camerounais a conclu une convention à caractère sportif et stratégique avec Martin Rose GmbH & Co. KG et le KSV Hessen Kassel, avec pour ambition de renforcer la formation et de favoriser l’ouverture de nouvelles perspectives pour ses jeunes talents.

 

L’accord s’articule autour de plusieurs axes. Le développement des infrastructures figure parmi les priorités, tout comme la mise en place d’une académie destinée aux jeunes filles et garçons. La formation des footballeurs, mais aussi celle des entraîneurs et des dirigeants, doit également bénéficier de cette collaboration.

 

Une passerelle entre Douala et Kassel

 

L’un des volets les plus marquants concerne l’accompagnement des jeunes joueurs camerounais vers l’Europe. Dans ce cadre, Jules Armand Kooh et Franck Dilane Talla sont annoncés en Allemagne pour y suivre une formation professionnelle et intégrer le KSV Hessen Kassel.

 

Les deux joueurs apparaissent d’ailleurs dans les informations récentes liées à la construction de l’effectif du club allemand pour la saison 2026-2027.

 

Un accord aux enjeux économiques et sportifs

 

Selon les éléments communiqués autour de la convention, la mise à disposition des deux joueurs doit permettre à la Dynamo de Douala de percevoir une indemnité de 60 000 euros. Une opération qui illustre la volonté du club camerounais de faire de la formation un véritable levier de développement.

 

Au-delà du transfert de joueurs, le partenariat entend ainsi établir une coopération plus large entre les deux environnements sportifs, en misant sur la transmission des compétences, la formation et l’exposition des talents camerounais au football européen.

 

Pour la Dynamo de Douala, cette entente avec Kassel pourrait donc constituer une nouvelle étape dans la structuration de son projet sportif et dans sa stratégie de valorisation des jeunes joueurs.

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